Tout part de cinq coups de fil. Trois d'entre eux peuvent diviser le délai par cinq ou tuer le montage financier, et aucun ne coûte un franc.
L'agrément de la DPAM est ce qui autorise l'activité, et il exige un Kbis, donc une immatriculation au registre du commerce. Or la CCISM publie encore un délai réel de dix mois pour cette immatriculation, quand le délai légal affiché est de trente jours.
Sauf que la brochure officielle de la DPAM écrit : « une copie du N° TAHITI et la patente OU l'extrait de KBis ». Et l'arrêté précise « Kbis et statuts le cas échéant », c'est à dire si le demandeur est une société. Une entreprise individuelle en patente n'a ni l'un ni les autres, et n'a pas à passer par le registre du commerce.
Aucun ne coûte d'argent, tous peuvent changer le plan du tout au tout. Ils passent avant la moindre dépense.
Est-ce qu'une patente suffit, ou faut-il un Kbis ?C'est l'appel le plus important du dossier : il fait passer le délai de dix mois à quelques semaines. Profites-en pour demander le délai réel d'instruction de l'agrément de location, et combien de titres de conduite en mer sont en cours de validité en Polynésie. Ce dernier chiffre n'existe nulle part publiquement, et c'est pourtant le dénominateur de tout le marché.
Le refus de financer « la location de véhicules » vise-t-il le nautique ?Leur foire aux questions exclut explicitement la location d'automobiles, de motos et de scooters, en terminant par un « etc. ». Si le jet-ski tombe dedans, le prêt PACE à 2 % disparaît du montage et il faut basculer sur l'offre équipement de la SOCREDO.
Où en est vraiment la file d'attente du registre du commerce ?Deux sources officielles se contredisent : trente jours annoncés, dix mois publiés par la CCISM elle-même. Ne sert que si la DPAM impose le Kbis, mais autant le savoir tout de suite.
Quand se réunit le prochain comité d'agrément ?Leur prêt d'honneur va de 500 000 à 2 500 000 XPF à taux zéro, et la fiche officielle de la SOFIDEP confirme qu'il compte comme apport personnel. C'est ce qui débloque le reste du financement sans sortir un franc.
Peut-on exercer une activité commerciale depuis le slipway de Taapuna ?C'est la seule rampe de mise à l'eau publique documentée sur toute la côte ouest, de Papeete à Papara, et elle est quasi gratuite à l'usage. Si la réponse est oui, le coût du lieu tombe à zéro et le modèle sans base fixe fonctionne. Si elle est non, il faut négocier une redevance. Demander en même temps le barème de la redevance d'occupation du domaine maritime, introuvable en ligne.
Comment devient-on partenaire ?32 012 membres et 571 entreprises. Le concurrent Club Avantages Tahiti en revendique 85 477. Une signature ouvre des dizaines de milliers de salariés déjà habitués à consommer du loisir sur carte. C'est le seul levier de volume immédiat du dossier.
L'objectif n'est pas de trouver 8,9 millions, c'est de n'en sortir presque aucun de ta poche.
Sur 8,9 millions d'investissement : près de 5 millions viennent des membres (cautions et saisons réglées d'avance), 2,8 millions du Pays, et le solde d'environ 1,1 million est couvert par un prêt d'honneur à taux zéro qui compte comme apport. Tu passes de 6,1 millions à sortir, à presque rien, avec deux ans avant la première échéance.
Deux choses avancent en parallèle : le dossier administratif, qui est une file d'attente, et le recrutement des membres, qui est le vrai travail. La seconde est plus longue que la première.
Si la patente est acceptée et si le test de prix est concluant : trois à quatre mois entre le premier appel et la première sortie. Si la DPAM impose le Kbis et que la file d'attente du registre du commerce est bien celle que publie la CCISM, cela devient douze à quatorze mois.
C'est exactement pour cela que le premier appel est celui de la DPAM. Un écart de dix mois se joue sur une question posée au téléphone.
Et dans tous les cas, ce n'est pas l'administration qui commande le calendrier, c'est le recrutement : dix à quatorze semaines pour cinquante membres payants, parce qu'un abonnement qui pèse 7 à 13 % d'un salaire minimum ne se décide pas sur un coup de tête.
| Risque | Ce que ça change | Comment le lever |
|---|---|---|
| La DPAM exige le Kbis | Le délai passe de trois mois à plus d'un an. | Un appel, semaine 1. Si c'est non, demander s'il existe une voie accélérée, et déposer la demande de RCS immédiatement. |
| La SOFIDEP exclut le nautique | Le prêt à 2 % disparaît du montage. | Un appel, semaine 1. Repli sur l'offre équipement de la SOCREDO, jusqu'à 7 millions sur sept ans. |
| Le marché des titulaires du permis est bien plus petit qu'annoncé | Le taux de pénétration à atteindre explose. Le chiffre de 40 000 vient d'un article de presse et aucune source publique ne le confirme. | La DPAM tient le registre. Même appel, même semaine. |
| Le prix ne passe pas | Toute l'économie s'effondre. | C'est l'objet du test des semaines 1 à 3, avant le moindre engagement. Seuil : cinquante membres, dont une vingtaine en formule week-end. Moins de dix intentions sérieuses, et le marché a répondu. |